L’information sur les réseaux sociaux est moins consultée

Créer des contacts, rester en contact avec des proches, construire un réseau, intégrer une communauté… les réseaux sociaux nous permettent une multitude d’usages. Et bien au-delà de l’aspect relationnel, ils font office d’une source d’informations immanquable. On y trouve un peu presque tout qu’on se perd parfois dans une telle masse d’informations. D’ailleurs, on constate depuis peu que l’intérêt que portent les internautes pour les informations diffusées sur les réseaux sociaux est en déclin.

La consultation d’informations sur Facebook connaît une chute

Depuis la fin de l’année 2014, l’une des plus grandes plateformes sociales, Facebook, se révèle être un acteur incontournable dans la diffusion d’informations en tout genre. Ce qui n’a pourtant pas duré, car depuis la fin du premier trimestre 2016, les tendances semblent être continuellement en baisse jusqu’en 2018. Ce qui est le cas pour les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni. Le Reuters Institute confirme d’ailleurs cette chute constante de la consultation d’information sur les médias sociaux.

Par ailleurs, on remarque toutefois que le partage d’information au moyen des applications de messagerie connait une croissance continue. Ce qui laisse croire que les utilisateurs tendent à rechercher un espace plus privé et loin de tout conflit. D’après l’Institut Reuters, Whatsapp serait de plus en plus utilisé en Malaisie (54% des utilisateurs) et au Brésil (48%).

Les débats toxiques et les fake news en seraient à l’origine

Plusieurs facteurs seraient à l’origine du constant déclin de la lecture d’informations sur les réseaux sociaux. Pour Reuters Institute, le changement d’algorithme de Facebook constitue une cause irréfutable. En outre, si la liberté qu’offre la plateforme en constitue sa force, il faut aussi spécifier que cela en fait sa limite. En effet, l’apparition et la vulgarisation des fake news constituent les principales problématiques qui en découlent. Ce qui laisse par la suite des craintes et de la méfiance à l’égard des informations diffusées.

L’évolution du contenu payant dépend de chaque pays

Pour la majorité des pays dans le monde, les médias s’orientent davantage vers le contenu payant. Pour ce faire, ils n’hésitent pas d’utiliser différentes techniques pour faire payer les internautes, dons les plus communes sont l’abonnement, les différentes inscriptions, les dons ou encore les paiements par article. En consultant les données de l’institut Reuters, on en présume en réalité que les efforts sont payants en fonction de chaque pays. Si pour la Norvège, la Finlande et la Suède, on réalise une nette progression, ce n’est pas forcément le cas pour les autres pays.

En France entre autres, le concept de l’abonnement n’est pas encore très commun. D’ailleurs, seulement 11% des utilisateurs sondés affirment avoir payé des informations en ligne. Cependant, il faut souligner que l’approche fait réellement ses preuves pour ceux qui ont tenté le coup. Le Monde entre autres, en est le premier exemple. La plateforme a en effet réalisé son tout premier et grand bénéfice depuis bien des années en affichant une hausse de 44% des abonnements électroniques. Une croissance qui fait considérablement le poids contre les abonnements sur papier.